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Rugby - Expert


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#1 claude cassagnol

claude cassagnol

    Assistant Coach

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Posté 25 novembre 2011 - 07:47

Dans son nouveau blog, «côté ouvert», Richard Escot, responsable de la rubrique rugby à L'Equipe, révèle quelques témoignages "vérités" des joueurs du XV de France lors de la Coupe du monde.

Les grandes fédérations ovales fonctionnent sur le modèle des entreprises de pointe touchées par la crise : elles commandent un audit pour essayer de comprendre le pourquoi de la chute. Celui de la RFU (la fédé rosbif), déballé sur la place publique par de mauvais sujets pour saper les fondations de sa Gracieuse Majesté, défraye la chronique. Pour alimenter la mienne, j'ai récupéré celui qui circule dans les allées arborées de Marcoussis et qu'on se passe aussi le soir sur le zinc du bar de la résidence des Bleus, à l'apéro.

«Lors de la remise des maillots face au Japon, il (Marc Lièvremont) est devenu soudain hystérique et s'est mis à nous encourager en gueulant des trucs de malade. Nous étions tous au bord de la crise de rire tellement c'était grotesque.»
Pas tout à fait sous couvert d'anonymat et donc s'éloignant - lui - du modèle anglais, un Basque bondissant déclarait dans des pages jaunes : «J'ai trouvé Marc Lièvremont parfois perdu, dépassé.» Un autre, demi d'ouverture banni, lâche : «Lors de la remise des maillots face au Japon, il (le coach) est devenu soudain hystérique et s'est mis à nous encourager en gueulant des trucs de malade. Nous étions tous au bord de la crise de rire tellement c'était grotesque.» Un troisième, excellent buteur, reconnaît avoir été interloqué par «les mots excessifs prononcés par le coach envers François (Trinh-Duc) après le Canada. Tout le groupe, d'ailleurs, était choqué. Un entraîneur n'a pas à enfoncer plus bas que terre un joueur de cette façon, devant ses coéquipiers.» Un deuxième ligne ajoute : «Il a passé sa Coupe du monde à nous pourrir dans la presse. A la fin, on lui a demandé de se taire. On en avait marre.» Pour conclure ce chapitre, son compère d'attelage assure : «Du coup, on a pris les clés du camion.»


«En mêlée ? Deux ans de perdus»
Le reste du staff bleu en prend pour son grade. «Un des kinés ne s'occupait de nous qu'après avoir fait son footing matinal. Un jour, j'ai eu besoin de lui avant le petit-déjeuner, c'était important, mais il n'a pas voulu avant d'avoir terminé son jogging. J'ai trouvé ça hallucinant...» lâche un trois-quarts polyvalent dont le nom évoque l'en-but. Didier Retière, érudit monsieur bricolage qui trouve sa source d'inspiration dans les manuels de l'armée allemande, recule au quatrième commandement : «Pendant deux ans, on a travaillé la poussée en mêlée avec un joug électronique, constate un vétéran toulousain. Contre le Japon et le Canada, pas de souci, mais on s'est aperçu en match de poule contre les All Blacks que ça se jouait à l'impact. Deux ans de perdus. Alors, on a rectifié le tir. Entre nous. On a fait comme on a pu.»

«On a divisé par dix le nombre de combinaisons, derrière. Cinq ou six, ça suffisait amplement, avoue un blond du centre. Surtout pour voir ce qu'on en faisait en match...»
Au fait, quelqu'un a-t-il vu Emile Ntamack durant le Mondial ? Mis à l'écart par Lièvremont, son ami de quatre ans, il errait parfois dans le hall, d'un hôtel l'autre, en tenant les cendres du petit livre bleu, répertoire académique du jeu français auto-da-fé ! «On a divisé par dix le nombre de combinaisons, derrière. Cinq ou six, ça suffisait amplement, avoue un blond du centre. Surtout pour voir ce qu'on en faisait en match...» Devant, autour des phases statiques, aucun lancement de jeu. «Au fur et à mesure que la compétition avançait, nous nous sommes tournés vers Gonzalo Quesada (responsable du jeu au pied) pour nous aider à mettre en place le jeu, derrière, sourit un arrière toulousain. Et aussi vers Joël Jutge (ancien arbitre) et Julien Deloire (préparateur physique).» Quant à la population de Takapuna, station balnéaire où résidaient les Bleus, elle ne garde pas un souvenir ému du passage de l'équipe de France. Entre autres indélicatesses sur lesquelles nous jetterons un voile pudique, les joueurs ont refusé de se rendre dans les écoles qui les sollicitaient pour animer des cours de langue française. Il faut dire que certains ont une conversation si pauvre que c'était sans doute, pour eux, le bon choix.


A ce jour, le président Pierre Camou, qui suivait les Bleus en Nouvelle-Zélande sans desserrer la bouche afin de maintenir son mégot aux lèvres, et qui a pourtant été vu au bar de la résidence des Bleus, à Marcoussis, ces temps derniers, n'a toujours pas réagi - tout comme son homologue anglais - à la divulgation de cet audit.

P.S. : Les citations de joueurs ont été authentifiées in situ.

Richard ESCOT

http://www.lequipe.f...t-a-quinze.html
S'IL N'EN RESTE QU'UN , JE SERAI CELUI LA !




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