Archived

This topic is now archived and is closed to further replies.

Philippe Barrau

COUPE DU MONDE 2013

185 posts in this topic




Le XIII de France remporte son premier match de Coupe du Monde

Nul n’aurait pu prédire à l’avance quelle serait l’issue de ce premier match programmé dans l’antre des Robins de Hull entre l’Équipe de France et celle de la Papouasie Nouvelle Guinée.


Une opposition que chacun pressentait rugueuse entre des Bleus bien décidés à atteindre leurs objectifs en Coupe du Monde et des Kumuls (emmenés par Adrian Lam et Mal Meninga) dont on sait que la discipline treiziste est le premier sport national. C’est sous un vent certainement cousin de la Tramontane chère à ceux des Bleus évoluant en région perpignanaise que le coup d’envoi a été donné par l’arbitre Ben Cummins.


Il n’aura pas fallu attendre longtemps dans l’entame de ce premier match français pour craindre des Papous qu’ils n’ouvrent la marque. Et ça aurait été le cas si, par bonheur, Clint Greenshields positionné en 5 pour la rencontre n’avait pas réussi à projeter son vis-à-vis en touche dès la 3ème minute de jeu. Événement sans incidence sur l’envie française puisque c’est finalement Thomas Bosc qui le premier animera le tableau d’affichage grâce à un essai provoqué par une malicieuse passe d’Eloi Pelissier et que l’ouvreur transformera dans la foulée. Une pénalité défavorable aux hommes de Richard Agar permettra aux Kumuls de réduire l’écart peu après le quart d’heure de la rencontre après une brillante série de tenus qui, sur une tête d’Israel Eliab puis une remise en jeu de Frédéric Vaccari directement sur Nene McDonald, permettra à ce dernier d’imprimer les premiers points papous. Et le score en restera là (4-6) pour la première période largement dominée par l’Équipe de France qui aura pourtant toutes les peines du monde à concrétiser son ascendant.


Après le retour des vestiaires, il paraissait évident que le duo Lam/Meninga aurait briefé ses troupes vers un jeu de pied haut et des attaques au large. Si l’occupation au pied des Kumuls a été plutôt bonne en seconde mi-temps, il est un fait que leur système d’attaque est resté central, toujours dans l’axe des poteaux. Or c’est en héros que se sont comportés nos bleus avec un Greenshields impérial sous les chandelles en dépit de son repositionnement à l’aile et une défense de fer qui n’aura permis à la Papouasie de n’inscrire qu’un seul essai de mieux, dès l’entame de second acte, qui ne sera pas lui non plus transformé par le buteur malchanceux David Mead. Peu avant l’heure de jeu, les hommes de Meninga se sont montrés menaçants, enchaînant les séries de tenus dans les 10 mètres de la France mais ceux d’Agar ont tenu bon, au courage et sans commettre d’irréparables fautes.


C’est pourtant sans confirmer au tableau d’affichage que les Papous de Nouvelle Guinée finiront par rendre la balle aux Bleus sur l’heure de jeu et concéderont une pénalité que Thomas Bosc ne manquera pas de convertir pour égaliser. Il faudra ensuite moins de 5 minutes au très en vue William Barthau pour se positionner convenablement en vue d’un drop qui a permis à la France de mener 9 à 8 à un quart d’heure de la fin. Mais les Néo-Guinéens n’avaient pas dit leur dernier mot et l’engagement dont ils ont fait preuve en fin de rencontre aurait coûté la victoire aux Français. Un placage dangereux d’abord, sur Morgan Escaré qui se relèvera péniblement et dont le bourreau ne sera pas immédiatement sanctionné mais inscrit sur le rapport disciplinaire, puis une pénalité concédée par les coéquipiers d’Olivier Élima à la 77e minute mais que le définitivement malheureux Mead ratera à 20 mètres et en face des poteaux.


Un démarrage de Rugby League World Cup 2013 décidément très encourageant pour notre Équipe de France que l’on aurait pu croire en doute après l’accident américain de la phase préparatoire. Un squad équipé d’une défense apparemment très hermétique, particulièrement sous les assauts en puissance. Un Papouasie Nouvelle Guinée / France qui permet d’ores et déjà aux Bleus de mettre un pied en quart de finale et un succès porteur d’espoirs pour l’engouement du rugby à XIII dans notre pays.


-


Papouasie Nouvelle Guinée 8 – France 9


MT : 4-6 ; Arbitre : Mr Cummins assisté de Mrs Child, Sharad et Bentham ; 7 481 spectateurs


Papouasie Nouvelle Guinée 8 (4) : Essais : N.Mc.Donald (17′) J.Abavu (42′) - Goals : -


France 9 (6) : Essais : Th.Bosc (6′) - Goals : Th.Bosc (6′, 60′) - Drop : W.Barthau (64′)


Téhora Dutenu


 Fr%C3%A9d%C3%A9ric-VACCARI-%E2%80%93-Cr%


Frédéric VACCARI – Crédit : Simon WILKINSON


Vestiaires-fran%C3%A7ais.JPG-1024x768.jp


T. BOSC, T. FAGES et R. CASTY


 




Publié le 28/10/2013

 

 


 




Share this post


Link to post
Share on other sites

Coupe du Monde – France vs Nouvelle-Zélande se jouera à guichets fermés

Le vendredi 1er Novembre, au Parc des Sports d’Avignon, aura lieu la confrontation tant attendue entre le XIII de France et les Champions du Monde en titre Néo-Zélandais.

Depuis l’ouverture de la billetterie, les supporters se sont mobilisés en nombre pour découvrir les coéquipiers de Sonny Bill Williams en action.

Après les tribunes Baranka et Jean Rey, se sont au tour des tribunes Nord et Sud d’avoir trouvé preneurs. Ce succès populaire montre une nouvelle fois l’engouement du public français pour le Rugby à XIII et pour cette compétition internationale.

En effet, plus de 17 500 personnes seront présentes au Stade pour assister au coup d’envoi à 20 heures.

A noter que les coéquipiers d’Olivier ELIMA (capitaine) se rendront à Perpignan pour affronter les Iles Samoa, le 11 novembre prochain. Les Bleus auront également besoin de vous pour une rencontre qui s’annonce déjà décisive pour la suite de la compétition.

Pour ceux qui n’auront pas la chance d’être au stade, vous aurez la possibilité de suivre les rencontres sur le compte Twitter officiel de la Fédération : @FFRXIII ou sur Facebook : FFR XIII.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Rugby à XIII, Coupe du monde 2013: Les Bleus ont joué avec le feu
Par Fabien Pomiès le 28/10/2013 à 11:49, mis à jour le 28/10/2013 à 11:53@RugbyramaFR
Si elle a tremblé jusqu’au bout, la France a débuté le Mondial par un court succès contre la Papouasie-Nouvelle-Guinée (9-8). Les quarts sont presque en poche

1115323-17633358-640-360.jpgIcon Sport

A voir les effusions de joie des Bleus dimanche à l’issue de leur victoire contre les Papous (9-8), il était facile de comprendre leur soulagement. Car il faut dire que les coéquipiers d’Olivier Elima auront été sous pression jusqu’aux ultimes secondes de la partie face à un adversaire qui leur avait laissé de mauvais souvenirs. En effet, lors de leur précédente confrontation, durant la Coupe du monde 2000, les Français avaient chuté d’entrée contre la Papouasie-Nouvelle-Guinée (23-20). Sortis deuxièmes de leur groupe, les Tricolores avaient ensuite explosé en quart de finale face aux Néo-Zélandais (54-6). Cette fois, c’est l’échec au pied du buteur papou, David Mead, qui a fait le bonheur des Français.

Agar: "Garder les pieds sur terre"

Dimanche, l’équipe de France avait semblé prendre le match par le bon bout, grâce notamment à l’essai opportuniste du buteur Thomas Bosc (6e). Mais à défaut de libérer les Bleus, celui-ci piquait au vif des Papous qui auront eu la possession du ballon durant la majorité de la partie, prenant même les devants au score sur un essai plein de réussite de Mac Donald puis par Abavu au retour des vestiaires. Poussés dans leurs retranchements par les "Kumuls", les Tricolores étaient alors héroïques en défense (49 plaquages pour Eloi Pelissier, 40 pour Gregory Mounis), et renversaient même la vapeur grâce à une pénalité de Bosc et un drop bien inspiré de William Barthau, par ailleurs élu homme du match.

Vingt-cinq mètres en face des poteaux, Mead donna un dernier frisson aux Bleus. Il échoua à la surprise générale, pour le plus grand bonheur du sélectionneur Richard Agar, qui confiait dans les colonnes de Midi Olympique ce lundi: "Maintenant, nous pouvons préparer ce match face à la Nouvelle-Zélande dans un état d’esprit beaucoup plus détendu. Mais nous devons garder les pieds sur terre". Avec ce succès, les Bleus ont un pied en quart de finale. A condition que soit les Samoa, soit les Papous perdent tous leurs matchs. D’ici là, il faudra défier les Néo-Zélandais, grands favoris du groupe et vainqueurs des Samoans lors du premier match (42-24). Sonny Bill Williams et les siens devraient logiquement être au-dessus des Bleus.

Fabien Pomiès - Rugbyrama

Share this post


Link to post
Share on other sites
Rugby/Mondial à XIII - Les All Blacks décevants mais vainqueurs face aux Samoas

Publié le 27/10/2013 lavoixdunord.fr

 

Par © 2013 AFP

La Nouvelle-Zélande, tenante du titre, a déçu en dépit de sa victoire 42 à 24 devant les Samoa, lors de son entrée en lice au Mondial-2013 de rugby à XIII, en Angleterre. Après quatre essais en à peine 23 minutes, plus trois autres lors des huit premières de la seconde période, les All Blacks ont ensuite levé le pied. Les Samoans ont réussi cinq essais à la grande joie des 14.000 spectateurs du stade de Warrington. Un peu plus tôt, la France était elle aussi bien entrée dans la compétition en battant (9-8) la Papouasie Nouvelle Guinée.

 

AFP

Share this post


Link to post
Share on other sites

Les Bleus bloqués à Londres

 
La tempête Christian, qui a secoué le sud de la Grande-Bretagne dimanche, a provoqué de nombreux dégâts et fait trois victimes en Angleterre. Les Bleus ont été touchés, indirectement, par cette mini tornade puisqu’ils sont restés bloqués à Londres lundi, une majorité de vols au départ d’Heathrow étant annulés. En conséquence, la récupération des joueurs français, après leur victoire sur la Papouasie (9-8), dimanche après-midi à Hull, s’est effectuée lundi sur les installations du Crowne Plaza d’Heathrow, où l’équipe de France attend de trouver un vol qui la ramènera vers la France et Avignon.

«Tout le monde a bien pris la chose, a commenté Gilles Dumas, le manager des Bleus. A l’hôtel, il y avait tout ce dont nous avions besoin, pour récupérer des fatigues du match face à la Papouasie : salle de gym, piscine. Cette contrainte nous a juste obligé à revoir le programme de la semaine. Le mercredi, qui était prévu libre, sera consacré à une séance sur le terrain. L’état d’esprit est excellent.» Les Bleus espèrent décoller de Londres mardi matin.

Les Kiwis néo-zélandais, leurs prochains adversaires en Coupe du monde, le 1er novembre prochain à Avignon, ont été plus chanceux. Ayant joué, et gagné, les Samoa (42-24) à Warrington, ils ont pu quitter Manchester lundi matin et prendre leurs quartiers vauclusiens dès le lundi après-midi. La rencontre entre Coqs français et Kiwis sera jouée à guichets fermés. Les 17 500 places du Parc des Sports d’Avignon ont en effet trouvé preneurs. Après la tempête Christian, les Bleus seront prêts à affronter la tornade Kiwi.

G.N. lequipe.fr

Share this post


Link to post
Share on other sites
Angleterre


Mondial de rugby à XIII. Les Fidji matent l'Irlande
Rugby lundi 28 octobre 2013 OUESTFRANCE.FR

 



 




Les Fidji ont battu l'Irlande 32 à 14 lors de la 3e journée du Mondial 2013 de rugby à XIII, en Angleterre.


En marquant six essais dont trois par Akuila Uate, les Fidjiens n'ont pas manqué leur entrée en lice dans l'édition 2013 et ont ravi la première place de la poule A à l'Australie, victorieuse de l'Angleterre 20 à 18 en ouverture du tournoi.


Dimanche, la Nouvelle-Zélande, tenante du titre et grande favorite en compagnie de l'Australie, a déçu en dépit de sa large victoire (42-24) devant les Samoa.


Share this post


Link to post
Share on other sites

Mondial de rugby à XIII/Rémi Casty: «Certains ont voulu s’amuser du haka, ils ont connu quelques déboires»

  •  
article_franceXIII.jpg

L'équipe de France de rugby à XIII face à la Papouasie Nouvelle-Guinée, le 27 octobre 2013 Anna Gowthorpe/AP/SIPA

RUGBY A XIII – L’équipe de France affronte les Kiwis de la Nouvelle-Zélande...

En rugby à XIII, on ne les appelle pas les Blacks, mais les Kiwis. Et c’est à peu près tout ce qui change. Opposée à la Nouvelle-Zélande vendredi à Avignon pour le deuxième match de la Coupe du monde – après une victoire 9-8 face à la Papouasie Nouvelle-Guinée – l’équipe de France s’attend un «très gros morceau» face à la deuxième nation mondiale. Comme le raconte Rémi Casty, pilier des Tricolores.

Le match face à la Papouasie n’a pas laissé trop de traces avant d’affronter les Blacks?

Avec la victoire ça passe plus vite. Sur le match, ça aurait été vraiment grave de perdre avec tous les efforts qu’on avait fait, on méritait vraiment la victoire. Maintenant, ce n’est pas sûr à 100%, mais on est presque qualifiés pour les quarts. Si on arrive à battre la Nouvelle-Zélande ou les Samoa, on sortira deuxième de la poule et on aura un quart de finale plus abordable. On pourrait alors rêver d’une demie dans un Wembley plein.

On connait bien les Blacks à 15. Que représentent les Kiwis à 13?

C’est un peu la même chose, sauf qu’ils sont considérés comme N°2 derrière l’Australie. L’Australie à 13, c’est les Blacks à 15, c’est eux qui dominent le monde. Mais les Kiwis ne sont pas loin, c’est eux qui ont gagné la dernière Coupe du monde. Nous on ne situe derrière ces deux-là et l’Angleterre, on lutte pour faire partie du dernier carré. La Nouvelle-Zélande, c’est un gros morceau. chaque erreur, ils nous les font payer cash… Je dirais qu’il y a 30% de chances qu’on gagne. Après, c’est un match de Coupe du monde à domicile, devant un stade plein (18.000 personnes), tout peut arriver.

Dans cette équipe néo-zélandaise, il y a un certain Sonny Bill Williams

Sony Bill Williams est une star car il est monstrueux dans ce qu’il fait… la boxe, le 15, le 13. C’est un monument mais derrière chez les Kiwi il y a des jeunes qui sont au moins aussi talentueux que lui, si ce n’est plus. A tous les postes, ce sont – avec les Australiens – les meilleurs joueurs.

Le XV de France s’est rendu célèbre en répondant au haka. Avez-vous avez prévu quelque chose?

On connait les Kiwis, ceux qui ont voulu s’amuser à ça et ils ont connu quelques déboires. Une fois, un Australien s’est amusé à rire à leur nez quand ils faisaient le haka, il est sorti après cinq minutes de jeu avec la tête au-dessus du filet. On se mettra face à eux, la tête haute, mais on ne fera rien de spécial.

Cela fait maintenant plusieurs années que les Dragons catalans jouent en Super League (le championnat pro anglais). Le XIII français est-il en progression?

Oui. En équipe de France, quinze ou seize joueurs issus des dragons, sont professionnels et s’entraînent tous les jours. Les autres sont d’anciens dragons. Mais certains sont barrés chez les Dragons par des Australiens, des Anglais, des Néo-Zélandais. Pour avancer, il nous faudrait vraiment une deuxième équipe en Super League, pour avoir une vraie largesse au niveau de l’effectif.

Propos recueillis par B.V. 20MINUTES.FR

Share this post


Link to post
Share on other sites

Tonga 24-26 Scotland au Derwent Park de Workington spectateurs 7,630 sold out

Share this post


Link to post
Share on other sites
XIII de France : nés dans la tempête

Le 29 octobre à 6h00 par A Manchester, Matthieu Terrats lindependant.fr

bosc-larroyer-fakir-et-les-bleus-ont-conBosc, Larroyer, Fakir et les Bleus ont construit leur succès sur leur solidarité défensive. PHOTO/© D.R

La victoire à l'arraché face aux Papous (9-8) a boosté des Français. Ils peuvent préparer la réception des Néo-Zélandais en toute sérénité.

Si la tempête Christian a paralysé l'Angleterre tout le week-end, un vent de fraîcheur a revigoré le scapulaire tricolore, dimanche à Hull. Celui d'un bonheur inespéré. Provoquant une vague de chaleur dans le vestiaire tricolore, qui n'eût d'égal que le frisson qui tétanisait les Coqs à deux minutes du terme d'un match incroyable (victoire 9-8 face à la Papouasie-Nouvelle-Guinée). Un résultat qui balaye d'un coup d'un seul tous les nuages nés de la dépression américaine (défaite 22-18 en match de préparation). Et qui envoient les Tricolores sous le soleil d'une position préférentielle pour les phases finales de la Coupe du monde. Qui plus est avec quelques certitudes en poche. Horizon Bleus.

1 Une défense retrouvée : Un anticyclone s'est installé au-dessus de la tête d'Olivier Elima and co : une défense irréprochable, qui constitue la satisfaction majeure de ce premier match du Mondial-2013. Un rideau imperméable, qui refoulait du Papou à tour de bras. Preuve de l'état d'esprit qui anime des Bleus "prêts à aller à la guerre", selon le talonneur Eloi Pélissier. "Beaucoup ne nous voyaient pas gagner un seul match dans cette Coupe du monde, constate le deuxième ligne Sébastien Raguin. Mais, on sent vraiment la différence par rapport à 2008, en Australie. Tout le monde s'encourage, et reste toujours positif. C'est ce qui fait la différence".

2 Une attaque perfectible : Autour d'un William Barthau qui a fait la pluie et le beau temps, les Bleus ont également fait preuve d'une maturité indispensable à ce niveau de la compétition. Avec notamment une pénalité (de Bosc) et un drop (de Barthau) de circonstance en ce mois 'des giboulées de matches'. Une maîtrise qui tranche cependant avec une imagination offensive en dessous des normales saisonnières. Les Bleus n'ayant eu qu'un petit mois pour ingurgiter un nouveau système de jeu. Les Kumuls remportant finalement le match des essais inscrits (2 à 1). Ce que déplore le sélectionneur Richard Agar : "Autant notre défense a été fantastique, autant les Papous ont vraiment joué un meilleur rugby que nous en deuxième mi-temps". Comprenez : cela ne suffira pas face au pays du long nuage blanc.

3 Place aux Kiwis ! Des Bleus qui se sont néanmoins offert du temps. Un luxe dans une Coupe du monde. La réception des intouchables Kiwis prenant des allures de gala, vendredi, en Avignon. Un événement majeur pour le XIII en France, devant 18.000 supporters et les caméras de télévision. Mais un match qui comporte finalement beaucoup moins d'enjeu que le rendez-vous prévu face aux Samoans, dix jours plus tard à Perpignan (le 11 novembre).

Une rencontre décisive, celle-là, pour la qualification comme pour la deuxième place du groupe B. Une autre tempête que les Bleus sont prêts à affronter.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Richard Agar, coach de l'équipe de France de XIII : "Fiers d'avoir le coq sur la poitrine"

Le 30 octobre à 6h00 par Recueilli par B. O. lindependant.fr

richard-agar-pourrait-menager-certains-cRichard Agar pourrait ménager certains cadres vendredi face aux Néo-Zélandais. PHOTO/Michel Clementz

Le coach de l'équipe de France vante l'état d'esprit et la fierté de ses joueurs démontrés dimanche à Hull. Vendredi soir à Avignon, face à l'épouvantail néo-zélandais, Richard Agar devra aussi gérer son effectif. Le XIII de France a enfin quitté l'Angleterre et Londres hier en fin d'après-midi à destination d'Avignon, via Marseille. La tempête passée, s'il a encore quelques incertitudes, l'entraîneur Richard Agar a noté de réelles satisfactions et un solide état d'esprit.

Êtes-vous satisfait après cette première victoire ? Pour être honnête, je suis ravi de cette victoire. Mais, j'ai aussi un sentiment partagé. Nous avons failli perdre ce match sur la fin. Nous sommes passés par de nombreuses émotions. Tactiquement, je suis heureux et satisfait du jeu et de la performance de l'équipe en première période. Nous avons bien utilisé le vent et nous avons bien appréhendé des conditions de jeu difficiles. Mais après, collectivement, nous avons perdu nos repères. Il y a eu des approximations.

C'est un match fort en émotions sur lequel vous voudrez vous appuyer ? Exactement, et c'est normal. J'ai vu des larmes dans les yeux des responsables de cette équipe de France au coup de sifflet final pendant que tous les joueurs chantaient dans les vestiaires. Je découvre cette équipe. Elle n'avait pas gagné beaucoup de matchs depuis quelques années. Il y a eu des émotions fortes. Mais aussi des signes forts en fin de match avec une équipe qui s'accroche avant la délivrance. Ce match peut être une marche importante de laquelle il ne faudra plus redescendre.

L'état d'esprit de l'équipe est-il aussi fort que vos joueurs l'assurent ? L'état d'esprit de cette équipe a été remarquable. Il ne vient pas des entraînements ou du système de jeu, mais du désir et de cette fierté d'avoir le coq français sur la poitrine. Les efforts fournis en défense ont été très bons, mais, l'état d'esprit de l'équipe a été de toute première classe.

Avez-vous visionné le match entre la Nouvelle-Zélande et les Samoa ? Oui, les Néo-Zélandais ont quelques-uns des meilleurs joueurs du monde. Ils sont solides et physiques, mais, ils savent aussi très bien jouer au ballon. Ils ont très vite inscrit 22 points avant de se relâcher après. Leur entraîneur n'était pas satisfait du match de ses protégés qui n'ont pas joué pendant 80 minutes.

Quel entraîneur est Stephen Kearney ? Je l'ai entraîné en 2005 à Hull et nous sommes restés de bons amis. Il ne se satisfait pas du médiocre et demande énormément à ses garçons. "Il faut prendre en considération le peu de jours de repos entre les deux matchs"

Comment vos joueurs appréhendent le rendez-vous d'Avignon ? Il faut qu'ils prennent ce match comme un gros challenge et une chance aussi de se mesurer face aux meilleurs.

Pensez-vous donner du repos à certains joueurs avant le match décisif pour la deuxième place le 11 novembre à Perpignan contre les Samoa ? Peut-être. Nous déciderons de ça demain (aujourd'hui) ou jeudi (demain). Il faut prendre en considération le peu de jours de repos entre les deux matchs et les petits coups ramenés de Hull. L'objectif est de se qualifier, mais aussi de finir le plus haut possible. Nous avons cette chance d'avoir ensuite dix jours de repos avant le match du 11 novembre.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Blacks et Bleus dans la cité des Papes
Mis à jour le 31.10.13 à 10h31

Les Dieux du rugby à XIII seront-ils avec l'équipe de France qui accueille les champions néo-zélandais vendredi 1er novembre au parc des sports d'Avignon ? Les cieux n'ont en tout cas pas été cléments avec les Bleus lundi. Bloquée toute la journée à l'aéroport de Londres en raison d'intempéries, l'équipe de France a finalement pu décoller de la capitale britannique mardi après-midi et atterrir à Marignane, avant de rejoindre Avignon pour la deuxième étape de leur tournoi. Le XIII de France a réussi ses débuts dans le Mondial en arrachant un succès laborieux (9-8) face à la Papouasie Nouvelle-Guinée, dimanche à Hull (nord-est de l'Angleterre). Les Bleus occupent donc la première place de la poule en companie de la Nouvelle-Zélande, favorite de la compétition, mais qui a déçu en dépit de sa victoire 42 à 24 devant les Samoa, dimanche, lors de son entrée en lice. Pour ce choc du groupe B, le parc des sports d'Avignon affiche déjà complet. C.B. 20minutes.fr

Share this post


Link to post
Share on other sites
Mondial à XIII : le kiwi est amer... les bleus perdent le match 48 à 0

Le 01 novembre à 14h32 lindependant.fr

  • mondial-a-xiii-le-kiwi-est-amer-les-bleu

    (Photo par AFP BERTRAND LANGLOIS)
  • mondial-a-xiii-le-kiwi-est-amer-les-bleu

    France's Benjamin Garcia ® and Morgan Escare (L) challenge New Zealand's Frank-Paul Nuuausala © as he dives to score during the 2013 Rugby League World Cup group B match between New Zealand and France at the Parc des Sports stadium in Avignon, southern France, on November 1, 2013. AFP PHOTO / BERTRAND LANGLOIS(Photo par AFP BERTRAND LANGLOIS)
  • mondial-a-xiii-le-kiwi-est-amer-les-bleu

    (Photo par AFP BERTRAND LANGLOIS)
1 / 2

Le XIII de France a durement subi la loi des champions du monde néo-zélandais (48-0), ce vendredi en Avignon lors de la deuxième journée du Mondial-2013, sans pour autant compromettre ses chances de qualification pour les quarts.

Vainqueurs de la Papouasie Nouvelle-Guinée (9-8) dimanche dernier, les Français peuvent encore finir dans les trois premiers - sur quatre participants - de la poule B. En ce sens, la rencontre face aux Samoa le 11 novembre au stade Gilbert-Brutus de Perpignan sera déterminante. La marche semblait quasi insurmontable face aux Kiwis, venus en grands favoris à ce Mondial organisé par les îles britanniques mais dont deux matches ont été confiés à la France.

En dépit de l'absence de la star Sonny Bill Williams, préservée, les Kiwis ont d'entrée pris l'ascendant pour décrocher leur qualification pour les quarts de finale et sereinement viser la première place du groupe. Sans démériter, les Bleus ont longtemps buté sur une défense néo-zélandaise parfaitement organisée et dont l'énorme densité physique a fait la différence, y compris lorsque les Français tentèrent d'y semer la panique, comme en début de seconde période ou ponctuellement sur des contres qui échouèrent à quelques centimètres du but.

Les Kiwis viraient en tête à la pause avec un avantage confortable de 18-0, grâce à trois essais transformés inscrits grâce à deux jolis coups de pied réceptionnés sur l'aile par Inu (6) et Goodwin (24) puis une charge perforante de Nu'uausala (38) à cinq mètres de la ligne. Le score aurait même pu être bien plus lourd si la vidéo n'était pas venue à la rescousse des Bleus à deux reprises sur des essais finalement refusés (10, 33). Impressionnants par leur capacité à jouer debout après contact et par la rapidité et la justesse de placement des soutiens offensifs, les Néo-Zélandais ont ensuite creusé l'écart par Johnson (51, 55), servi idéalement par Issac Luke.

De plus en plus indisciplinés, acculés en défense et étouffés physiquement, les Français encaissaient trois nouveaux essais: par Eastwood en force avec cinq Bleus sur le dos (!) (65) puis par Nu'uausala (76) et Inu (80) qui s'offraient chacun un doublé.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Agar : «Dur pour nous»

 
Richard Agar (entraîneur de l’équipe de France) : «On a laissé beaucoup d’énergie et de forces en défense. Mais nous aurions pu être plus compétitifs dans cette rencontre, sans quelques petites erreurs techniques, et avec un peu plus de discipline. Finir à zéro est dur pour nous, cela ne reflète pas l’énergie déployée par les joueurs dans cette rencontre. Face aux Samoa, il faudra être capable de prendre les bonnes décisions dans le match aux bons moments.»

Simon Mannering (capitaine des Kiwis) : «Ce fut un match très dur sur le terrain, davantage que ne l’indique le score. Mais ce que j’ai aimé, c’est l’ambiance qui régnait sur le terrain, et en dehors. Je me suis retrouvé après le match à boire une bière et à échanger avec les joueurs français. J’adorerais retrouver cet état d’esprit, qui était certainement celui avant que le rugby ne se professionnalise. Mais malheureusement, ce n’est pas toujours le cas.»

G.N. lequipe.fr

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Le XIII bleu en quête de résonance
Michel EMBARECK 31 octobre 2013 à 18:16(Mis à jour : 1 novembre 2013 à 16:28)

 

562167-rugby.jpg?modified_at=1383319719&Rémi Casty (au centre), lors du match Perpignan-Hudderfield, le 5 mai 2012. (Photo Raymond Roig. AFP)
RÉCIT En pleine Coupe du monde, l’équipe de France, qui affronte les Néo-Zélandais ce soir à Avignon, veut profiter de son exposition médiatique pour rendre son lustre à ce rugby injustement oublié.

Ce soir à Avignon, l’équipe de France de rugby à XIII rencontre les Kiwis néo-zélandais, pour son deuxième match de poule de la Coupe du monde (20 heures sur beIN Sport). Une équipe française à ossature de dragon : les Dragons catalans, basés à Perpignan, sont la seule équipe pro hexagonale à évoluer au sein de la Super League anglaise.

Pour Carlos Zalduendo, ancien international, ancien flic, président du Toulouse Olympique (TO) et de la fédération, l’équipe de France se trouve «en pleine reconstruction à l’image du XIII» : «Je m’étonne parfois de notre survie en l’absence de médiatisation. Heureusement, le côté spectaculaire du jeu nous a sauvés. Et puis les Dragons ont drainé un public pas forcément conquis d’avance.»

Impact. Le président de la fédération loue aussi le travail effectué en amont par les clubs du championnat de France Elite (semi-professionnel) : «Lors de leur création en 2005, les Dragons étaient majoritairement constitués d’étrangers. Aujourd’hui, deux tiers de l’effectif est français, grâce au travail de détection et de formation.»

Au sein de celui-ci, on trouve Rémi Casty, meilleur pilier du monde, qui évoluera l’an prochain à Sydney. Au club depuis 2005, il représente le prototype du joueur de XIII. Beau poulet (1,83 m pour 100 kg), véloce, à la fois efficace au placage et adroit balle en main.

En juin, le match des Dragons contre les Anglais de Hull, délocalisé à Toulouse, fut l’occasion de mesurer l’impact du XIII en terre sacrée quinziste. Résultat ? 14 000 spectateurs à Ernest-Wallon pour assister à une partie époustouflante. Huit essais, quasiment aucune faute de main, aucun mauvais geste, des prises d’intervalle et la confirmation d’un jeune arrière, Morgan Escaré, enflé comme un verre de lampe mais impeccable sur les ballons hauts et à la relance.

Après la courte victoire dimanche contre la Papouasie-Nouvelle-Guinée (9-8), qui expédie presque les Français en quart de finale, la partie demain soir face aux Kiwis (tenants du titre) leur offre l’opportunité de privilégier le jeu à l’enjeu, dans un stade à guichet fermé - les 18 000 places ont été vendues. «A Avignon, ce sera un match de gala, pronostique Carlos Zalduendo. Mais je suis persuadé qu’il s’agira d’une rencontre spectaculaire, peut-être plus serrée qu’il n’y paraît sur le papier.» Surtout en l’absence de Sonny Bill Williams (blessé), génie fantasque de la passe après contact et déjà champion du monde (à XV) avec les All Blacks en 2011.

Ensuite, dans son antre du stade Gilbert-Brutus à Perpignan, l’équipe de France affrontera (le 11 novembre à 20 heures) les Samoa, dont les joueurs évoluent tous dans les championnats australiens ou anglais, les meilleurs du monde. Un succès ouvrirait aux Bleus les portes d’un quart de finale à leur portée et, coup de billard diplomatique à deux ou trois bandes, accélérerait l’accession du Toulouse Olympique au professionnalisme.

«Le Toulouse Olympique est parvenu à un tel niveau sportif qu’il doit maintenant évoluer en Super League, martèle Carlos Zalduendo. Les gamins issus des trois centres de formation trouveront ainsi un autre débouché, car les Dragons ne peuvent pas les intégrer tous.»

Concurrence. L’ancien président Jacques Soppelsa voit plus loin : «Avec une meilleure médiatisation et donc les droits télé, il est possible de monter des équipes pro à Bordeaux, Lyon et Paris qui furent des places fortes.» Car en coulisses de la Coupe du monde rôde l’historique rivalité avec le XV. Le raisonnement peut sembler tordu, mais il faut réfléchir à l’anglaise en roulant à gauche et en mangeant des brocolis mi-cuits. La volonté des clubs du Top 14 de faire sauter la banque, en jouant sur la concurrence entre Canal + et beIN Sport, pourrait aboutir, comme pour le foot, à un partage des droits télé. Et donc profiter, par ricochet, au XIII, surtout si deux franchises françaises évoluaient dans la Super League anglaise que diffuse beIN Sport. Par capillarité, de nouveaux abonnés découvriraient sur la chaîne qatarie un sport simple et rugueux, à un moment où le XV va de mêlées écroulées en interprétations absconses de règles sans cesse changeantes.

Enfin, beIN Sport possède dans sa manche un atout humain non négligeable : le commentateur Rodolphe Pires, jeune gars pas chichiteux, dont la gouaille rigolarde fait la joie des treizistes. Une façon comme une autre de récupérer «les dommages de guerre»(lire Libération du 26 novembre) que le XIII réclame au XV depuis plus d’un demi-siècle.

* Ecrivain. Dernier ouvrage paru : «Avis d’obsèques» (L’Archipel)

Michel EMBARECK liberation.fr

Share this post


Link to post
Share on other sites
Le rugby à XIII n’a jamais rougi de son nom
Michel EMBARECK écrivain 25 octobre 2013 à 20:06

 

La Coupe du monde de cette discipline, spoliée en faveur du XV et bannie de France durant l’Occupation, débute ce week-end à Cardiff.

La Coupe du monde de rugby à XIII (oui, de rugby, oui, à XIII) débute ce samedi, au Millenium Stadium de Cardiff, par un choc Angleterre-Australie. Le XIII est un sport de cour d’école aux règles d’une simplicité enfantine. Même Marcel Rufo ne persuaderait pas un nourrisson de sa complexité. Un sport spectaculaire, vif, rude, intelligent, un sport certes d’affrontement, mais marqué par une recherche permanente de l’évitement. Extrêmement populaire au sens littéral de l’autre côté de la Manche, en Australie et en Nouvelle-Zélande, il demeure en France le rugby des maudits. Le rugby des «Rouges».

Les origines

A la fin du XIXe siècle en Angleterre, la pratique sportive se développe au sein de la classe ouvrière, grâce à la réduction du nombre d’heures de travail et au congé du samedi. Alors que le rugby (à XV) gagne le centre industriel du pays, se pose la question du professionnalisme qu’adopte le football en 1885. La Fédération de rugby, tenante d’un pur amateurisme réservé aux universitaires et/ou aristocrates, refuse de céder aux joueurs des clubs du Nord qui réclament le remboursement du manque à gagner lors des entraînements, des matchs ou à cause de blessures.

La scission est inévitable. Vingt-deux clubs du Nord, parmi lesquels Bradford, Halifax, Hull, Leeds, Saint-Helens, Warrington ou Wigan créent la Northern Rugby Football Union. Les joueurs, souvent des mineurs, sont défrayés ou payés alors qu’ils ne travaillent qu’à mi-temps. Façon de rendre la partie plus attractive, on supprime deux postes (les troisième ligne ailes), ainsi que les touches. Quant aux mêlées, non poussées, elles deviennent de simples remises en jeu : le ballon doit vivre et encore vivre de main en main.

Des grandeurs et misères de ce rugby, David Storey a tiré en 1960 un excellent roman, My Sporting Life(Ma Vie sportive, la Fosse aux ours, 2002). Il a été porté à l’écran en 1963 sous le titre le Prix d’un homme (ressorti en France en 2009).

L’arrivée en France

En 1931, le XV de France est banni du Tournoi des cinq nations pour «violence et amateurisme marron». Flairant la bonne affaire, les treizistes anglais envoient une délégation qui, avec l’aide de Jean Galia, quinziste en rupture de ban, organise un match de démonstration Angleterre-Australie au stade Pershing à Paris. Le succès est immédiat. Environ 20 000 spectateurs sont conquis par la vivacité et la rugosité du jeu.

Dès lors, la Ligue française de rugby à XIII, créée en 1934, taille des croupières au XV, dont le nombre de clubs ne cesse de décroître. On joue au XIII dans le Sud-Ouest et en Languedoc, mais aussi à Lyon, Roanne ou Paris. En 1939, la France remporte la première Coupe d’Europe devant l’Angleterre et le pays de Galles.

La spoliation

Le duel auquel se livrent les deux rugbys vire au cauchemar pendant l’Occupation. Le régime de Vichy, désireux «de purifier le sport et d’en bannir le professionnalisme», trouve un allié de choix au sein d’une camarilla quinziste emmenée par le président Albert Ginesty, qui a domicilié son bureau à l’hôtel du Parc à Vichy, d’où Pétain dirige la France… Initié par le commissaire général aux sports Jean Borotra (tennisman membre de la légendaire équipe des Mousquetaires), le décret annonçant la dissolution de la Ligue est signé par Pétain en décembre 1941. Les biens treizistes - stades, fonds, archives et le siège de la Ligue - sont confisqués. On dépouille même ce sport de son nom : interdiction désormais de s’appeler rugby.

Il n’en renaît pas moins après guerre, sous l’appellation de jeu à XIII, à la suite d’une tortueuse réintégration politico-administrative. Aux enfants du baby-boom, on explique toutefois que les treizistes demeurent d’abominables bastonneurs qui jouent pour de l’argent et peut-être même se dopent. Ce qui fait du XIII un exercice alors très prisé dans les cours de lycée.

Selon Louis Bonnery, encyclopédiste de la discipline, il est toutefois faux d’affirmer que «le régime de Vichy a tué le XIII» : «Pour preuve, en 1951, on peut attribuer le titre de championne du monde à la France, après l’interminable tournée en Australie et en Nouvelle-Zélande. La même année, l’arrière Puig-Aubertfut élu sportif de l’année par l’Equipe Bonnery rappelle également des tournées victorieuses en 1955, puis en 1960, avant une finale de Coupe du monde en 1968. Mais selon lui, les dirigeants du XIII ont commis une «erreur fatale en refusant la diffusion du championnat à la télé», à la fin des années 50 : «A quoi bon, puisque les stades faisaient le plein ? Mais l’effet conjugué télé-Roger Couderc-Tournoi des cinq nations a remis le XV en selle.» Quasiment absent des écrans, le XIII survit par la voix d’Alex Angel, le dimanche après-midi, dans Sports et musiques, sur France Inter. Mais il perd toute crédibilité en 1981, lors de «la finale de la honte» du championnat de France entre Villeneuve et le XIII Catalan. La télé coupe l’antenne après une partie de manivelles de dix minutes.

L’honneur retrouvé

Jacques Soppelsa a rendu son honneur au XIII français en lui permettant de reprendre son nom. Ancien joueur bordelais, éminent universitaire (il fut président de Paris-I-Panthéon) et diplomate, il fut également président du Board, la fédération internationale. Pour ce spécialiste en géostratégie, la volonté du régime de Vichy d’éliminer le XIII se lit au travers des cartes. «On constate qu’en 1939, ce sport était particulièrement implanté dans des régions ancrées à gauche. Même s’il y a eu de nombreux résistants chez les treizistes, ce n’est pas le XV qui a collaboré, mais ses plus hauts dirigeants avec la complicité de Jean Borotra, le "Basque bondissant", ainsi qu’on le surnommait.» Soppelsa affirme que, lorsque, en 1984, il a accédé à la tête de la Fédération française de jeu à XIII, Albert Ferrasse, président de la Fédération française de rugby (à XV), l’a convoqué. Il raconte : «Connaissant sa détestation des retardataires, je suis donc arrivé avec dix minutes de retard… "Alors, c’est vous l’intellectuel ?" m’a-t-il interpellé. "Alors, c’est vous le manuel ?" ai-je répliqué. Du temps où il était joueur, on le surnommait Albert la Godasse… Autant dire que ce n’était pas un tendre.»

Selon Soppelsa, Ferrasse lui a proposé de prendre le poste de vice-président tout en fusionnant les deux fédérations. «Les clubs de XIII auraient intégré le championnat de France de XV, signant ainsi leur disparition, explique Soppelsa. J’ai refusé avant d’en parler à mon ami, l’avocat Jean-Denis Bredin. Il ignorait tout de cette histoire, mais y a aussitôt vu "une nouvelle affaire Dreyfus" !» Soppelsa soutient que l’introduction d’une action en justice pour récupérer le droit de s’appeler rugby à XIII «a ému jusqu’à l’Elysée» : «Jean Glavany, le secrétaire général, a voulu m’en dissuader. Nous avons dû aller en cassation, mais nous avons gagné, en 1993. Ferrasse n’était pas idiot. Il a entretenu une guerre juridique stérile [huit ans de procédure, ndlr], sachant pertinemment que si le XIII revenait à la télévision, la concurrence serait féroce.»

La hache de guerre aurait pu être enterrée lorsqu’en 2000, Marie-George Buffet, ministre des Sports du gouvernement Jospin, a chargé une commission d’enquête parlementaire, présidée par Jean-Pierre Azéma, d’évaluer «la politique sportive et de l’éducation physique en France entre 1940 et 1944», et notamment la spoliation du XIII par le XV sous Vichy (estimée à la Libération entre 1,2 et 3,4 millions de francs, hors foncier). Le rapport fut bien remis à la ministre en mars 2002, la commission rappelant notamment qu’en 1941, à la dissolution du XIII, ses joueurs «furent invités à rejoindre le bercail de la fédération [à XV] où, selon son président, le docteur Ginesy, "on refera leur éducation morale et technique"»… Mais le successeur de Marie-George Buffet, Jean-François Lamour, ministre des Sports du gouvernement Chirac, enterra le rapport, qui ne fut jamais rendu public.

Au moment où l’on s’assoupit devant le Top 14, le Mondial de XIII qui débute ce samedi représente «une opportunité unique de faire découvrir un sport merveilleux au grand public», promet Soppelsa. Elle devrait combler les amateurs de rugby offensif, viril et moyennement correct, un rugby où le french flair s’avère une vertu internationale.

*Ecrivain. Dernier ouvrage paru : «Avis d’obsèques», l’Archipel, 2013.

Michel EMBARECK écrivain liberation.fr

Share this post


Link to post
Share on other sites
XIII de France - Guisset : "On ne peut se battre qu'avec nos munitions"

Le 03 novembre à 6h00 par Recueilli par B. O. lindependant.fr

jerome-guisset-attent-plus-offensivementJérôme Guisset attent plus offensivement. PHOTO/Harry Jordan

L'assistant coach du XIII de France, Jérôme Guisset, n'a jamais gagné en tant que joueur contre la Nouvelle-Zélande. Jérôme Guisset reconnaît qu'il faut autre chose que du cœur et du courage pour inquiéter les champions du monde.

Qu'avez-vous à reprocher à vos joueurs ? En terme de volonté et d'efforts, il n'y a rien à dire. Les joueurs ne pouvaient pas donner davantage. Mais, quand tu joues ces matchs de haut niveau, la volonté l'effort et le courage, c'est juste le ticket d'entrée. Après, il faut une discipline de jeu, une vision, il faut respecter le ballon et poser à la défense adverse des questions de qualité.

Quel jugement portez-vous sur les Kiwis ? Je ne m'attendais pas à moins d'eux dans le jeu, mais physiquement ils sont impressionnants. C'est plus solide que l'Angleterre. Leurs trois derniers essais, ils les inscrivent sur de la force pure et simple. La Papouasie, ce n'était que l'entrée et vendredi nous avons pris le plat principal.

Comment rivaliser ? On ne peut se battre qu'avec nos munitions. Il faut essayer d'apprendre de ces matchs pour progresser.

"Il faut s'améliorer techniquement"

Oui, mais c'est un discours qui tourne en boucle depuis une décennie maintenant... Tu sélectionnes les meilleurs joueurs français qui jouent en Super League et en Elite et, face à toi, tu as des Néo-Zélandais et des Australiens qui sont les meilleurs joueurs du meilleur championnat du monde. Tu peux, avec une grosse énergie, les contenir pendant une mi-temps. C'est ce qui s'est passé. Après, tu finis par craquer physiquement.

Quelles sont les principales satisfactions ? Richard Agar a construit une équipe qui aime défendre, c'est le point le plus important. Ensuite, c'est vrai que nous n'avons marqué qu'un seul essai en deux matchs. Il faut parvenir à poser les bonnes questions au bon moment. Concrétiser les points forts et changer les points faibles pour jouer dans leur camp. Il faut être capable d'absorber la pression dans des zones du terrain pas dangereuses.

Mentalement, le mal est-il profond ? Les joueurs étaient abattus mentalement et physiquement vendredi soir. Il y a eu deux matchs rudes en cinq jours. Les joueurs sont au repos jusqu'à lundi soir. Il faut quand même avoir les pieds sur terre et être réaliste : tu ne peux pas les battre comme ça, juste avec une âme et des valeurs. Il faut s'améliorer techniquement.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Mondial-2013 : la victoire des Samoa propulse le XIII de France en quarts de finale

Le 04 novembre à 22h50 lindependant.fr

 

selon-le-demi-d-ouverture-thomas-bosc-so

La victoire des Samoa, ce lundi soir sur la Papouasie Nouvelle Guinée (38-4), a fait des heureux puisque l'équipe de France est ainsi qualifiée pour les quarts de finale du Mondial-2013  en compagnie des mêmes Samoans. Avec deux succès en deux matches, la Nouvelle-Zélande était déjà qualifiée.

Les Bleus joueront le match face aux Samoa, lundi prochain à Perpignan (20h à Brutus) avec moins de pression puisque assurés de passer le tour de poules. Mais si elle veut aller loin dans la compétition, la France devra absolument battre les Samoa pour finir à la deuxième place du Groupe B. Pas facile a priori, les Bleus accusant un déficit de points et d'essais marqués criant sur les Samoans qui semblent beaucoup plus fringants offensivement que la France.

 

Share this post


Link to post
Share on other sites

France vs Iles Samoa – Un Quart de Finale avant l’heure !

Le lundi 11 novembre à 20 heures,  le XIII de France affrontera les Iles Samoa dans le cadre de leur dernier match de Poule de Coupe du Monde.

 

C’est à Perpignan, dans l’antre des Dragons Catalans, que nos Bleus tenteront d’acquérir la deuxième place du groupe (derrière la Nouvelle-Zélande) synonyme de « meilleur tirage » pour les Quarts de Finale de cette compétition.

Mais face à eux, se présentera une impressionnante équipe des Toa Samoa, menée de main de maître par leurs jeunes et talentueux Anthony MILFORD (Canberra «Raiders) et Antonio WINTERSTEIN (Cowboys). En effet, les « Bleus du Pacifique », après avoir inscrit 5 essais face aux Néo-Zélandais, viennent de corriger leurs homologues Papous (38 – 4).

Les hommes de Richard AGAR pourront compter sur la présence d’anciens internationaux, Champions du Monde 1951 ou Finalistes en 1954 et 1968, ainsi que sur le soutien du public français pour remporter cette rencontre décisive pour la suite de la compétition.

Déjà près de 7 000 personnes seront présentes au stade Gilbert Brutus pour pousser l’Equipe de France vers la victoire. A noter que les Tribunes Bonzoms, Guasch-Laborde et Ouest ont trouvé preneurs. Seules des places en Gradins ou en pesage, au tarif de 10 euros, sont encore en vente sur le site de la FFR XIII (www.ffr13.fr), ou à la Boutique des Dragons Catalans.

Pour rappel, le stade ouvrira ses portes dès 18 heures.

Pour ceux qui n’auront pas la chance d’être au stade, vous aurez la possibilité de suivre cette rencontre sur le compte Twitter officiel de la Fédération : @FFRXIII ou sur Facebook : FFR XIII.

A savoir : la confrontation sera diffusée en direct et en exclusivité sur beIN SPORT1.

Tous derrière le XIII de France !

___

Résultats du Groupe B :

Papouasie Nouvelle Guinée 8 vs France 9

Nouvelle-Zélande 42 vs Samoa 24

France 0 vs Nouvelle-Zélande 48

Papouasie Nouvelle Guinée 4 vs Samoa 38

Papouasie Nouvelle Guinée vs Nouvelle-Zélande (08/11 à 20h – heure locale)

France vs Samoa (11/11 à 20h)

 image003-3-1024x451.jpg

Le XIII de France prêt pour affronter les Samoa – Crédit J. ROIG

-

Planning des entraînements ouverts au public pour les deux équipes :

FRANCE :

Mardi 5 Novembre -10h30 au stade Gilbert Brutus

Jeudi 7 Novembre - 11h au stade Gilbert Brutus

Vendredi 8 Novembre - 11h au stade Gilbert Brutus

Dimanche 10 Novembre – 17h au stade Gilbert Brutus

ILES SAMOA : 

Mercredi 6 Novembre -10h30 au stade Gilbert Brutus

Jeudi 7 Novembre – 9h30 à la Plaine des Jeux

Vendredi 8 Novembre – 9h30 à la Plaine des Jeux

Dimanche 10 Novembre – 10h au stade Gilbert Brutus

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Coupe du Monde de rugby à XIII : l'équipe de France arrivée à Perpignan + l'analyse de Frayssinous /VIDEO

Le 05 novembre à 6h00 par Interview reccueillie par Bruno Onteniente lindependant.fr

  • les-bleus-sur-la-pelouse-de-gilbert-brut

    Les Bleus sur la pelouse de Gilbert-Brutus ce mardi, pour un premier entraînement.(Photo par Sophie Babey)
  • il-faut-que-les-bleus-prennent-leurs-res

    "Il faut que les Bleus prennent leurs responsabilités offensivement", milite Frayssinous.(Photo par M. C.)
  • les-bleus-sur-la-pelouse-de-gilbert-brut

    Les Bleus sur la pelouse de Gilbert-Brutus ce mardi, pour un premier entraînement.(Photo par Sophie Babey)
1 / 2

Les 24 joueurs et leur staff, plus de 30 personnes au total, sont arrivés à Perpignan lundi soir. Le squad est installé au Novotel de Rivesaltes, à quelques encâblures à peine, pour beaucoup d'entre eux, de leur famille. 

La première soirée a été dédiée à des séances vidéo et à des soins, c'est ce mardi matin que l'équipe de France de rugby à XIII, qualifiée pour le 1/4 de finale, a repris les entraînements sur la pelouse de Gilbert-Brutus, sous une pluie fine. Ils passeront la semaine à Perpignan afin de se préparer à la rencontre de lundi prochain, contre les Iles Samoas. Des Samoans attendus ce mardi matin en terre catalane (logés au Mercure de Perpignan), renforcés par le confortable succès remporté lundi contre la Papouasie Nouvelle Guinée. Un match qui a dû donner des sueurs froides aux Bleus. 

Et en effet, à l'entraînement ce mardi, les joueurs avaient à l'esprit la performance des Samoas. 

 

Laurent Frayssinous : "Il faut effriter les défenses"

Le coach des Dragons porte un regard forcément éclairé et avisé sur l'équipe de France à six jours de la venue des Samoans à Perpignan. Laurent Frayssinous a repris le chemin de Gilbert-Brutus hier pour une rentrée administrative. L'occasion d'interroger l'entraîneur des Dragons sur le début de Coupe du monde des Tricolores.

Suivez-vous cette Coupe du monde ?

J'ai pris une semaine de vacances en famille, mais, j'ai réussi à chaque fois à voir les matchs. Je suis un spectateur attentif avec deux regards. Je suis les performances individuelles de mes joueurs et je suis un supporter de l'équipe de France. Je souhaite qu'elle trouve sa place au niveau mondial. Et, je croise les doigts pour qu'aucun des Dragons ne se blesse.

Quel est votre sentiment après les deux premières rencontres des Français?

Je pense, un peu comme tout le monde, qu'en termes d'envie, d'enthousiasme et d'énergie, l'équipe répond présente. C'est une bonne chose, car c'était un souci par le passé. Au sein de cette équipe, il y a des garçons qui se battent les uns pour les autres.

Et le côté négatif ?

Avec le ballon, Elle ne porte pas le danger. C'est frustrant, car il y a des joueurs de qualité.

Quelle est la solution ?

Il faut que les joueurs se mettent davantage en avant. Il faut qu'ils prennent tous leurs responsabilités sur l'aspect offensif. Contre les Kiwis, l'équipe de France n'a pas réussi à leur faire cramer assez d'énergie.

Quels conseils donneriez-vous avant la réception des Samoans le 11 novembre à Brutus ?

Il faudra garder cet enthousiasme, cette confiance en défense et être capable d'effriter leur défense. L'équipe doit aussi construire la pression avec un jeu au pied qui soit plus pertinent.

Suivez-vous des joueurs en particulier pendant cette Coupe du monde ?

Bien sûr. Nous avions comme objectif premier de faire signer un trois-quarts centre (Ben Pomeroy) et un pilier. Mais, je suis aussi quelques ailiers sur cette Coupe du monde. Celui des Fidji, Marika Koroibete m'intéresse. J'ai appelé son entraîneur en NRL, qui n'est autre que Mick Potter (entraîneur des Dragons entre 2006 et 2008), et Mick m'a bien précisé qu'il n'était pas à vendre.

A quand la reprise du terrain avec les Dragons ?

Mardi prochain avec Webb, Pala, Bousquet, Pryce, Dureau, Anderson, Baitieri, Paea et les jeunes stagiaires. Whitehead arrivera deux semaines plus tard et Pomeroy début décembre. Enfin, les internationaux auront entre quatre et cinq semaines de repos après leur dernier match. Le 20 décembre je pense que nous serons au complet afin de préparer une saison qui débutera le 14 février. On devrait affronter Widnes en amical et j'espère aussi Bradford.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Lima aux Dragons

lequipe.fr

Jeff Lima, le pilier néo-zélandais des South Sydney Rabbitohs, a signé chez les Dragons Catalans pour les trois prochaines saisons. Passé par Saint-Gaudens, il a ensuite débuté sa carrière pro avec les Wests Tigers. Lima a rejoint les Melbourne Storm où il a été deux fois champion d'Australie (2007, 2008). Puis il est allé jouer en Angleterre, aux Wigan Warriors, avant de retourner cette année dans la ligue australienne. Il remplacera Rémi Casty, qui a été recruté par les Sydney Roosters.

Share this post


Link to post
Share on other sites

  • Recently Browsing   0 members

    No registered users viewing this page.



League Express - Mon 10th April 2017

Rugby League World - April 2017