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L'aventure treiziste d'A. Blanc au Canada

 

Publié le 04/11/2015 à 07:43 Rugby XIII - L'histoire de la semaine201511041817-full.jpg
Antoine Blanc et le trophée de la coupe coloniale gagnée il y à quelques jours. /Photos DDM, repro Carolyn Ritchie et C. L.
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L'histoire d'Antoine Blanc est peu commune. Parti au Canada pour raisons professionnelles il y a un peu plus de quatre ans, il est aujourd'hui une des pèces maîtresses de l'équipe nationale... de rugby à XIII !

 

La vie est souvent surprenante est vous emmène parfois sur des chemins que vous ne connaissez pas. Antoine Blanc, pur Tarn-et-Garonnais, fait partie de ceux-là. Son truc ce sont d'abord les jeux vidéo (il est producteur management pour des applications pour mobiles, Ipad...) mais le garçon est aussi un sportif, un vrai. De ce côté-là, il préfère les crampons aux manettes. Quand il débarque de l'autre côté de l'Atlantique il recherche un club de rugby puisqu'il avait déjà tâté du ballon ovale en France à son école d'ingénieur, sur le campus de Labège. «J'ai même trouvé ici une équipe avant de trouver un boulot (rire). C'est une équipe de à 15 où j'ai joué une saison. Mais vu que le rugby à treize se développait ils cherchaient des joueurs pour créer encore plus d'équipes. Mon équipe de 15 «Les Dragons» a décidé de créer une équipe de XIII à Toronto pour voir ce que cela pouvait donner. Et comme moi je ne suis pas sectaire et que tant qu'on a un ballon dans les mains et que l'on peut courir j'ai décidé de tenter l'expérience. Je me suis beaucoup amusé. Les Dragons n'ont fait qu'une année à XIII mais comme on s'entraînait avec l'équipe de Toronto, elle en revanche grosse habituée du XIII, j'ai intégré cette formation. J'y ai fait deux saisons avant d'être sélectionné dans le pool de joueurs pour l'équipe nationale» explique Antoine (Antoine peut en effet intégrer l'équipe nationale en tant que résident permanent). Lors de la première année, le Tarn-et-Garonnais ne franchit jamais le cap de la présélection, simplement est-il choisi une fois pour faire le 18e homme. Mais il s'accroche et cette saison il a intégré officiellement l'équipe nationale en septembre dernier contre les États-Unis, à Philadelphie, dans le cadre du match aller de la Coupe coloniale.

Premier essai international

«J'ai joué dès le premier match. Ils m'ont mis pilier alors que ce n'est pas ma place (sourire). Je ne suis pas grand ni très lourd (N.D.L.R. : 90 kg pour 1m74) mais très vif et très dynamique. Le coach m'a donc mis à cette place pour ça. Et ça se passe pas trop mal» insiste Antoine dans un large sourire. Preuve que ça se passe bien son équipe remporte un succès historique, Antoine marque son premier essai international à la 50e minute de jeu et il est même désigné «homme du match». Chose quasi inespérée puisqu'Antoine a découvert le rugby à XIII en débarquant au Canada : «Avant d'arriver ici je ne savais pas à quoi m'en tenir. Je savais que le rugby à XIII existait mais je ne savais pas comment ça se passait, je n'avais aucune info (sourire). Mais ce n'était pas grave car le principe est simple on te file le ballon et tu cours face à des gens (éclat de rire). Une chose est sûre je prends énormément de plaisir et je profite de chaque instant, de chaque rencontre. C'est une belle aventure sportive mais aussi humaine car dans l'équipe il y a un Irlandais, un Australien... Et tant qu'ils me voudront je répondrai présent (sourire)».

L'objectif reste désormais la prochaine Coupe du monde (lire l'encadré). Pour ce faire le groupe devrait être renforcé par d'autres «étrangers» comme des Australiens professionnels «éligibles». Qu'importe, comme eux, Antoine chantera l'hymne canadien. «Maintenant, je représente ce pays donc c'est un peu normal et logique que je l'apprenne».

Objectif Coupe du monde

L'équipe nationale du Canada est loin, très loin d'être une équipe professionnelle puisqu'elle occupe actuellement le 14e rang mondial quand la France est classée 5e. Elle est encore loin du top niveau mais ne demande qu'à progresser. L'objectif avoué est bien évidemment la prochaine coupe du monde qui se jouera en Australie en 2017. Le Canada disputera les qualifications américaines face aux États-Unis et à la Jamaïque en décembre prochain (Antoine vient officiellement d'être sélectionné). Avec une chance : «On y croit. Le niveau progresse à chaque sortie. C'est l'année où on a notre meilleure chance d'y arriver» note Antoine Blanc. Et il y a quelques jours l'équipe s'est imposée lors de la Coupe coloniale face à ces mêmes États-Unis (34-28 lors du match retour).

La fierté de toute une famille

Antoine Blanc est le dernier d'une fratrie de quatre frères du département. Il passe son enfance au bord du Tarn entre Nohic et Villebrumier à l'école puis l'été dans les champs de son père agriculteur. Après le collège et lycée à l'institut familial de Montauban, il part faire une école d'ingénieur à Toulouse où il commence à jouer au rugby. En même temps il joue au football dans le club du SCV (FC les 2 ponts à ce jour) jusqu'à l'âge de 25 ans avec ses frères et cousins de la famille Blanc, bien connus sur les terrains de football du Tarn-et-Garonne. Après avoir travaillé chez Astrium pendant 1 an, il part à l'aventure avec sa compagne à Toronto en avril 2011. Ils sont passés par une auberge de Jeunesse, et quelques petits boulots comme vendeur de hot-dog de nuit. Aujourd'hui cette aventure fait la fierté de la famille : «On n'en revient pas de ce qu'il se passe. Ce n'était pas évident de le voir partir et surtout de le voir jouer au rugby à XIII» explique le père d'Antoine, ancien très bon joueur universitaire et approché un temps par le Stade toulousain. Un peu plus loin, Aurélien et Romain suivent aussi d'extrêmement près la carrière sportive du frangin (Aurélien a déjà vu joueur Antoine au Canada mais c'était à XV) : «Voir un Blanc faire une Coupe du Monde ce serait vraiment exceptionnel».

Pas encore très structuré

Au Canada, Antoine Blanc retrouve un peu cet esprit du rugby y amateur qu'il a connu dans l'hexagone. «On peut facilement reconnaître que la discipline n'est pas encore hyper structurée ici. Il faut savoir que l'on se paye encore l'hôtel et la location des voitures pour aller sur les rencontres. Et quelquefois on rattrape les choses de justesse. Comme lors du match aux États-Unis l'un de nos meilleurs joueurs, d'origine kenyane, ne devait pas être du voyage puisqu'il avait déjà eu un petit souci aux États-Unis il y a une dizaine d'années et devait avoir une autorisation spéciale pour pouvoir y retourner. Finalement il n'en avait pas besoin et il a pu jouer. Personne ne le savait. Heureusement car il a marqué un essai lui aussi lors de cette rencontre (sourire)».

La. L. ladepeche.fr

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